L’assurance de biens et de responsabilités regroupe les garanties destinées à couvrir les dommages affectant les biens, l’activité ou les conséquences financières d’un dommage causé à un tiers. Elle concerne des situations très concrètes : protection d’un local, d’un matériel, d’un stock, couverture d’un véhicule utilisé dans une activité, ou encore engagement de la responsabilité d’un exploitant, d’un professionnel ou d’une entreprise.
16/03/2026
En Afrique australe, la situation a également été très tendue. Une étude relayée par Reuters attribue les inondations catastrophiques observées depuis décembre 2025 à la combinaison de La Niña et du changement climatique. Les pays cités sont le Mozambique, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et l’Eswatini, avec un bilan d’environ 200 morts et des centaines de milliers de personnes touchées.
Cette pression sur les territoires pousse aussi les outils de gestion des risques à évoluer. En janvier 2026, Madagascar est devenu le premier pays africain à souscrire à une assurance souveraine paramétrique contre les inondations, lancée par l’African Risk Capacity. L’objectif est de permettre un décaissement rapide en cas de catastrophe, sans attendre les procédures classiques d’évaluation des dommages.
Dans d’autres pays, l’enjeu se joue davantage sur la prévention. En République démocratique du Congo, le gouvernement a lancé début 2026 l’initiative “Early Warnings for All” avec l’appui des Nations unies, pour renforcer les systèmes d’alerte précoce face aux catastrophes. Cette initiative part d’un constat simple : dans une partie du continent, les systèmes d’alerte restent encore inexistants, fragmentés ou trop faibles pour être réellement efficaces.
À l’échelle continentale, les institutions financières tentent elles aussi de renforcer la réponse. La Banque africaine de développement a approuvé en octobre 2025 un don de 6 millions de dollars destiné à renforcer les capacités africaines en matière de gestion des risques de catastrophe et de financement du risque sur la période 2025-2026, via l’African Risk Capacity.
Au fond, l’actualité récente est assez claire. La gestion des risques en Afrique n’est plus un sujet périphérique. Entre le Kenya, Madagascar, la RDC et plusieurs pays d’Afrique australe, on voit la même réalité se dessiner. Les catastrophes deviennent plus fréquentes, les pertes plus lourdes, et les réponses doivent désormais s’organiser plus vite avec des outils plus adaptés.
06/03/2026
Cette nouvelle entité regroupe plusieurs marchés clés, dont le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun et le Gabon. L’objectif est clair : centraliser les décisions stratégiques et renforcer la cohérence des opérations sur ces zones.
Au-delà d’un simple ajustement organisationnel, ce repositionnement traduit une évolution plus profonde du secteur. Les groupes internationaux cherchent désormais à structurer leur présence en Afrique autour de pôles régionaux solides, capables de piloter à la fois la croissance et la gestion des risques.
Ce mouvement confirme que certains marchés africains ne sont plus seulement des terrains d’expansion, mais deviennent des centres de décision.
Le Maroc, en particulier, s’impose progressivement comme un hub stratégique pour l’assurance sur le continent, notamment grâce à son environnement réglementaire plus stable et à la maturité de son marché.
06/02/2026
La branche non-vie représente une part importante de cette activité, avec 386,8 milliards FCFA de primes, en progression de +7 %.
Sur une période plus longue, la tendance reste solide. En 2023, le marché avait déjà atteint environ 595 milliards FCFA de primes, représentant près de 29 % du marché FANAF, ce qui place la Côte d’Ivoire en tête dans la zone.
Malgré ces performances, la pénétration de l’assurance reste encore limitée, autour de 1,27 % du PIB, avec une prime moyenne d’environ 32 USD par habitant.
Le marché ivoirien est clairement l’un des plus structurés d’Afrique de l’Ouest.
Mais ces chiffres montrent surtout un décalage : un secteur qui progresse rapidement… mais qui touche encore une part limitée de la population.
05/02/2026
Ces dernières années, les incendies à répétition et les périodes de sécheresse ont fortement augmenté le coût des sinistres. Pour certains assureurs, l’équation devient difficile à tenir. Plusieurs acteurs importants, dont State Farm et Allstate, ont suspendu la souscription de nouveaux contrats dans certaines zones, estimant ne plus pouvoir ajuster leurs tarifs au niveau réel du risque.
Cette situation se reflète directement dans les prix. Depuis 2019, les primes d’assurance habitation ont progressé d’environ 64 %, avec des écarts significatifs selon les zones. Dans les régions les plus exposées, certains propriétaires rencontrent désormais des difficultés concrètes pour trouver une couverture.
Dans ce contexte, de plus en plus d’assurés se tournent vers le FAIR Plan, un dispositif public conçu à l’origine comme une solution de dernier recours. Son utilisation s’étend progressivement, ce qui traduit une évolution du marché : l’offre privée se restreint là où le risque devient trop élevé.
Les autorités locales tentent d’adapter le cadre réglementaire pour éviter un désengagement plus large des assureurs. L’idée est notamment de permettre une meilleure prise en compte des projections climatiques dans les modèles de tarification. Mais l’équilibre reste délicat à trouver.
D’un côté, les assureurs cherchent à limiter leur exposition et à préserver leur rentabilité. De l’autre, les pouvoirs publics doivent veiller à ce que l’accès à l’assurance ne devienne pas trop restreint, au risque de fragiliser le marché immobilier et l’économie locale.
Ce que montre la situation actuelle, c’est une réalité assez simple : lorsque les sinistres deviennent plus fréquents et plus coûteux, le fonctionnement habituel de l’assurance devient plus difficile à maintenir dans certaines zones.
21/11/2025
Ces dernières années, dans un contexte de taux plus élevés et de recherche de rendement, de nombreux assureurs ont renforcé leur exposition à ce type d’actifs. Le crédit privé c’est-à-dire des financements accordés directement à des entreprises en dehors des marchés bancaires traditionnels — offre des rendements attractifs, mais avec des caractéristiques bien différentes des obligations classiques.
En 2024, les assureurs vie détenaient environ 849 milliards de dollars dans ce segment, ce qui représente une part significative du marché mondial.
Cette montée en puissance attire désormais l’attention des autorités. Début avril 2026, le Trésor américain a engagé des échanges avec plusieurs régulateurs internationaux afin d’évaluer plus précisément les implications de cette exposition croissante.
Trois points concentrent particulièrement les préoccupations :
Pour les assureurs, ces investissements répondent à une logique compréhensible : améliorer le rendement dans un environnement contraint. Mais pour les régulateurs, la question est différente. Elle porte sur la capacité du système à absorber un choc, notamment si plusieurs acteurs sont exposés de manière similaire à des actifs difficiles à valoriser ou à céder rapidement.
Le sujet n’est pas nouveau, mais il change d’échelle. Ce qui était encore perçu comme un segment de diversification devient progressivement un élément structurant des bilans de certains assureurs.
La vigilance des autorités traduit une préoccupation simple : éviter que des fragilités individuelles ne se transforment, en cas de tension, en un problème plus large pour le système financier.