Assurance de biens et de responsabilités

L’assurance de biens et de responsabilités regroupe les garanties destinées à couvrir les dommages affectant les biens, l’activité ou les conséquences financières d’un dommage causé à un tiers. Elle concerne des situations très concrètes : protection d’un local, d’un matériel, d’un stock, couverture d’un véhicule utilisé dans une activité, ou encore engagement de la responsabilité d’un exploitant, d’un professionnel ou d’une entreprise.

1 2 3 Actualités internationales de l'assurance et de la gestion des risques Actualités du marché africain

Nairobi accueille l’AIRC 2026 en juin

09/04/2026

Nairobi accueille l’AIRC 2026 en juin

Le Kenya consolide sa position de hub financier régional en accueillant la prochaine édition de l'African Insurance and Reinsurance Conference (AIRC 2026). Le rendez-vous est fixé les 16 et 17 juin prochains au Hyatt Place de Westlands, à Nairobi. Cet événement phare de l’agenda continental réunira les principaux dirigeants, régulateurs et experts de l'écosystème de l’assurance pour débattre de l'avenir du secteur en Afrique.

Placée sous le signe de l'innovation et de la résilience, l’AIRC 2026 se veut une plateforme d'échange stratégique sur les défis majeurs du marché africain. Au programme : l'impact des nouvelles réglementations, l'accélération de la transformation digitale et les solutions de réassurance face aux risques climatiques émergents. Dans un contexte de consolidation des marchés, cette conférence offre une opportunité unique de networking pour favoriser les partenariats transfrontaliers et attirer de nouveaux investissements dans la région.

Les organisateurs ont d’ores et déjà ouvert les inscriptions pour cette rencontre qui s'annonce comme le point d'orgue du deuxième trimestre pour les professionnels du risque. 

 

Infos:
Dates : 16-17 Juin 2026
Lieu : Hyatt Place, Nairobi (Kenya)
Contact : airc@aidembs.com

Lien d'inscription: https://insurance-conference.aidembs.com/

Égypte : Misr Life Insurance – Takaful renforce ses fonds propres

08/04/2026

Égypte : Misr Life Insurance – Takaful renforce ses fonds propres

L’assureur égyptien Misr Life Insurance – Takaful vient de franchir une étape clé de son plan de capitalisation en portant son capital social à 400 millions EGP, soit environ 7,3 millions USD. Cette opération a été rendue possible grâce à une injection de fonds de 250 millions EGP (4,6 millions USD) souscrite par ses principaux actionnaires de référence : Misr Holding Insurance, Misr Insurance et Misr Life Insurance.

Ce renforcement financier s'inscrit dans un calendrier réglementaire strict imposé par l’Autorité de régulation financière (FRA) égyptienne. Le régulateur exige en effet des compagnies d’assurance vie et non vie qu'elles consolident leur assise financière en deux étapes : une première phase de mise en conformité fixée à 400 millions EGP dès cette année, avant d’atteindre un seuil de 600 millions EGP (12 millions USD) d’ici deux ans.

En anticipant ainsi ces nouvelles normes de solvabilité, Misr Life Insurance – Takaful consolide sa position sur un marché égyptien en pleine mutation. Ce mouvement de capitalisation généralisé au sein du secteur vise à garantir une meilleure protection des assurés et à renforcer la résilience des acteurs locaux face aux chocs économiques mondiaux, tout en préparant le terrain pour une croissance accrue de l'assurance Takaful dans la région.

Evènement: Seminaire FANAF 2026

07/04/2026

Evènement: Seminaire FANAF 2026

Cette accélération intervient dans un contexte économique globalement résilient. Si la Banque mondiale a légèrement ajusté ses prévisions de croissance pour la région à 4,1 % en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le secteur de l’assurance maintient son cap. Les leaders du marché profitent de ce mois d'avril pour renforcer leurs mécanismes de solvabilité et affiner la lecture des risques au sein de la zone CIMA.

La priorité affichée par les acteurs du secteur reste la reconquête de la confiance des assurés. Pour y parvenir, la digitalisation des processus et l’exploitation intelligente des statistiques de marché deviennent les nouveaux standards. L'objectif est clair : améliorer la réactivité face aux sinistres et proposer des solutions plus proches des réalités locales, malgré une inflation qui repart légèrement à la hausse pour atteindre 4,8 % sur l'année.

En misant sur cette mutation technologique et une discipline budgétaire accrue, l’assurance africaine confirme son statut de secteur stratégique pour le développement économique du continent, prête à absorber les chocs extérieurs tout en accélérant son inclusion financière.

 

Le régulateur intervient face aux fragilités du secteur

29/03/2026

Le régulateur intervient face aux fragilités du secteur

En mars 2026, le régulateur kényan a pris une décision forte en plaçant trois compagnies d’assurance sous administration provisoire, Trident Insurance, KUSCCO Mutual Assurance et Corporate Insurance. Ces entreprises ont été interdites d’émettre de nouveaux contrats, une mesure généralement réservée aux situations de déséquilibre financier ou de non-conformité réglementaire.  

 

Dans le même temps, une autre affaire a marqué le marché. La justice a validé la liquidation d’un assureur en difficulté, incapable de faire face à ses engagements. Le dossier révèle un passif estimé à 2,41 milliards de shillings kényans, pour une trésorerie disponible largement insuffisante, laissant des milliers d’assurés sans indemnisation.

 

Ces difficultés interviennent alors même que le régulateur travaille sur une refonte du cadre du secteur, avec une série de nouvelles règles en préparation pour renforcer la supervision et limiter les défaillances d’acteurs.

 

Parallèlement, le contexte global accentue les tensions. Les inondations survenues début 2026 ont provoqué des pertes humaines et matérielles importantes, illustrant concrètement l’exposition du pays aux risques climatiques et la pression qu’ils exercent sur les assureurs.

 

À cela s’ajoute une crise de confiance dans l’assurance santé publique. Une fraude estimée à environ 11 milliards de shillings kényans a été révélée dans le système national, impliquant de fausses déclarations et des établissements fictifs.

 

Au final, le marché kényan reste l’un des plus dynamiques du continent, mais l’actualité récente met en évidence une réalité plus nuancée : croissance, oui mais accompagnée de tensions sur la solidité financière des acteurs, d’un renforcement du contrôle réglementaire et d’une exposition accrue aux risques réels.

Royaume-Uni: L’assurance cyber confrontée aux limites des cadres traditionnels

26/03/2026

Royaume-Uni: L’assurance cyber confrontée aux limites des cadres traditionnels

Ces dernières années, plusieurs affaires ont mis en évidence une tension croissante entre assureurs et entreprises assurées. En cause : l’utilisation de clauses d’exclusion liées aux “actes de guerre”, que certains assureurs invoquent pour refuser l’indemnisation de cyberattaques lorsqu’elles sont suspectées d’être liées à des États ou à des groupes soutenus par des États.

Ce type de clause, historiquement conçu pour des conflits armés classiques, se retrouve aujourd’hui appliqué à des situations beaucoup plus difficiles à interpréter. Contrairement à un événement physique, l’attribution d’une cyberattaque repose sur des analyses techniques et des probabilités, rarement sur des certitudes. Cela ouvre la voie à des contestations, comme l’ont montré plusieurs litiges impliquant de grandes entreprises internationales.

Pour les assureurs, l’enjeu est de limiter leur exposition à des risques potentiellement systémiques, notamment dans un contexte où certaines attaques peuvent affecter simultanément un grand nombre d’organisations. Pour les entreprises, la question est plus directe : savoir dans quelles conditions elles sont réellement couvertes.

Dans ce contexte, le marché tend à se durcir. Les polices deviennent plus encadrées, les exclusions plus explicites et les conditions de souscription plus exigeantes. Mais cette évolution a un effet secondaire : une perte de lisibilité pour les assurés, qui doivent désormais analyser plus finement des contrats devenus techniques et parfois ambigus.

Au fond, ce que révèle la situation actuelle, c’est un décalage entre la nature des cyber risques diffus, évolutifs, difficiles à attribuer — et des cadres contractuels encore largement hérités d’une logique plus classique de l’assurance.