15/03/2026
En Afrique australe, la situation a également été très tendue. Une étude relayée par Reuters attribue les inondations catastrophiques observées depuis décembre 2025 à la combinaison de La Niña et du changement climatique. Les pays cités sont le Mozambique, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et l’Eswatini, avec un bilan d’environ 200 morts et des centaines de milliers de personnes touchées.
Cette pression sur les territoires pousse aussi les outils de gestion des risques à évoluer. En janvier 2026, Madagascar est devenu le premier pays africain à souscrire à une assurance souveraine paramétrique contre les inondations, lancée par l’African Risk Capacity. L’objectif est de permettre un décaissement rapide en cas de catastrophe, sans attendre les procédures classiques d’évaluation des dommages.
Dans d’autres pays, l’enjeu se joue davantage sur la prévention. En République démocratique du Congo, le gouvernement a lancé début 2026 l’initiative “Early Warnings for All” avec l’appui des Nations unies, pour renforcer les systèmes d’alerte précoce face aux catastrophes. Cette initiative part d’un constat simple : dans une partie du continent, les systèmes d’alerte restent encore inexistants, fragmentés ou trop faibles pour être réellement efficaces.
À l’échelle continentale, les institutions financières tentent elles aussi de renforcer la réponse. La Banque africaine de développement a approuvé en octobre 2025 un don de 6 millions de dollars destiné à renforcer les capacités africaines en matière de gestion des risques de catastrophe et de financement du risque sur la période 2025-2026, via l’African Risk Capacity.
Au fond, l’actualité récente est assez claire. La gestion des risques en Afrique n’est plus un sujet périphérique. Entre le Kenya, Madagascar, la RDC et plusieurs pays d’Afrique australe, on voit la même réalité se dessiner. Les catastrophes deviennent plus fréquentes, les pertes plus lourdes, et les réponses doivent désormais s’organiser plus vite avec des outils plus adaptés.