07/04/2026
Le marché de l’assurance en Afrique subsaharienne franchit une étape décisive. Réunies à Abidjan sous l’égide de la FANAF, les compagnies du continent entendent transformer en profondeur leur modèle de gestion. L’enjeu n’est plus seulement de collecter des primes, mais de convertir la donnée réglementaire en un véritable levier de pilotage stratégique et de performance commerciale.
Cette accélération intervient dans un contexte économique globalement résilient. Si la Banque mondiale a légèrement ajusté ses prévisions de croissance pour la région à 4,1 % en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le secteur de l’assurance maintient son cap. Les leaders du marché profitent de ce mois d'avril pour renforcer leurs mécanismes de solvabilité et affiner la lecture des risques au sein de la zone CIMA.
La priorité affichée par les acteurs du secteur reste la reconquête de la confiance des assurés. Pour y parvenir, la digitalisation des processus et l’exploitation intelligente des statistiques de marché deviennent les nouveaux standards. L'objectif est clair : améliorer la réactivité face aux sinistres et proposer des solutions plus proches des réalités locales, malgré une inflation qui repart légèrement à la hausse pour atteindre 4,8 % sur l'année.
En misant sur cette mutation technologique et une discipline budgétaire accrue, l’assurance africaine confirme son statut de secteur stratégique pour le développement économique du continent, prête à absorber les chocs extérieurs tout en accélérant son inclusion financière.